Nathalie Cardone est une actrice et chanteuse française, née à Pau dans les Pyrénées Atlantiques, d’un père français d’origine sicilienne et d’une mère d’origine espagnole.

À 19 ans, elle quitte sa ville natale sur un coup de feu d’artifices où elle prend, dit-elle, le train de sa destinée. A peine arrivée, Nathalie prend des cours de théâtre chez Michel Grandval. Au bout d’un mois à peine, elle réussit son premier casting pour le premier  long métrage de  François Dupeyron  Drôle d’endroit pour une rencontre  avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, deux monstres sacrés réunis à nouveau depuis Le dernier métro de François Truffaut.  Sa prestation lui vaudra une nomination pour le César du meilleur espoir féminin en 1989. C’est sur ce premier tournage que Claude Miller lui propose de tourner dans la petite voleuse avec Charlotte Gainsbourg  (dernier scénario de Truffaut) en 1989.

L’artiste entre à ce moment-là dans la prestigieuse agence artistique Artmédia  Variétés  qui deviendra par la suite V.M.A.

Les premiers rôles s’enchainent pour la jeune actrice comme J’aurais jamais dû croiser son regard  aux côtés de Smaïn, puis La fille des collines en 1990 aux côtés de Florent Pagny et Tchécky Karyo. Puis, elle s’envole avec Tchéky Karyo  et suit ses tournages, appliquant néanmoins les conseils de son professeur de théâtre, Michel Grandval : « regarder les autres jouer, c’est jouer aussi ». Elle est présente sur les tournages de High Art  de Walter Salles  au Brésil aux côtés de Peter Coyote et Giulia Gam, de Vincent Van Gogh  réalisé par Michael Rubbo et produit par le canadien Rock Demers, de Isabelle  Eberhardt de Ian Pringle dans le désert du Sud Tunisien.  Ils vont visiter des pays au gré des rencontres, visiter des lieux féeriques, suivre la magie de la vie. Tous ces voyages vont profondément la marquer dans sa philosophie de vie, son regard sur l’occident et sur la condition humaine notamment le lien de chacun à la terre.

Mais c’est avec Axel Bauer dont elle tombe amoureuse qu’elle continue son chemin et mettra au monde son fils Jim en 1991.

Quelques mois plus tard, après avoir écouté Mozart tout au long de sa grossesse, elle arrive à Prague, ville célébrant les 200 ans de la mort du compositeur. Ce sera avec le réalisateur René Manzor, « René » comme le prénom de son père, un signe venu du ciel qui la filmera dans le rôle de Fernande Olivier, la compagne de Picasso à Montmartre où Nathalie donna la vie à son poulbot.

Nathalie Cardone prend la vie comme un signe,  un regard venu du ciel. Elle sublime l’âme humaine et n’aime pas l’égratigner. Nathalie est comme ça,  bienveillante mais toujours sans concession.  D’ailleurs, Elle tiendra tête à la société Lucas production, qui quelques mois après le tournage avec René Manzor, lui demande de tourner d’autres  plans du film  avec un autre réalisateur. Blessée et superstitieuse de ne pas pouvoir finir le film avec son «René », elle refuse catégoriquement. C’est ce dernier en tournage au fin fond du désert de Kalahari qui la convaincra de finir le tournage avec Ben Burtt: « ne t’inquiètes pas, Nathalie, c’est le premier réalisateur à avoir filmé la Terre depuis le ciel ». Conséquence quand même, son nom sera indélicatement amputé au générique  Elle devient Nathalie Car sans le « done »  d’où sa chanson je donne donc je suis de son premier album.

En 1994, Elle tourne L’enfer de Claude Chabrol, dernier scénario d’Henri Georges Clouzot  aux côtés d’Emmanuelle Béart,  François Cluzet, Jean-Pierre Cassel  et Mario David. Elle enchaine avec Le sourire en 1994,  son deuxième film avec Claude Miller  aux côtés de Jean-Pierre Marielle.  Sur le plateau, ce dernier dira à propos de Nathalie : « Elle joue comme la vierge Marie » ce qui déclenchera chez elle, un vrai sourire radieux.

C’est en pariant sur l’énergie du lien, du lieu, son quartier montmartrois de la rue Paul Albert qu’elle rencontre une femme bienveillante.  Les tenues que porte Nathalie, éveille en elle, une envie de la promouvoir et insiste pour parler d’elle à son ami d’enfance, Laurent Boutonnat. Elle lui apporte un enregistrement sur MCM, une télé où Nathalie était l’invitée musicale  avec son amie Gabrielle Lazure  et Jacky Jayet  comme présentateur. Ce fut la première télé de l’actrice comme chanteuse. Elle interprète  déjà son titre « Populaire »  à la  guitare.

Les choses s’accélèrent, Laurent Boutonnat  lui propose de chanter une version d’un titre en espagnol  en hommage au révolutionnaire : Che Guevara  à l’occasion des 30 ans de sa disparition.  Nathalie  enregistre son titre  le 1er mai 1997 alors que tous les travailleurs  manifestent pour la reconnaissance de leurs droits,  de leur  envie de vivre tout simplement. «Je les sentais à l’intérieur de moi »,  explique-t-elle pour le succès de Hasta Siempre dans Le Monde.  Elle vend 25 000 albums  aux Etats-Unis en version française de son album éponyme, deux ans après le succès de son single  sans aucune promotion. En  France, plus de 750000 ventes de Hasta Siempre sont vendues. Dans le cœur des gens,  elle devient «la fiancée du Che », « l’idéale de chacun  de nous, pour un monde meilleur au-delà de la politique »  dira-t-elle. Je suis populaire de par et pour le peuple, l’humanité et la question qu’elle ne cesse de se poser :  «qui sommes-nous, où allons nous ?»

Elle défendra son héros en France, Belgique, Suisse, Allemagne, Turquie, Liban, Tunisie.  Elle ira chanter sur la place de la révolution à Cuba, aux pieds du visage en fer forgé du Che. Les femmes et les enfants de tout le village  Trinidad  participent au tournage  de son clip. Dans l’avion qui la ramène de la Havane, elle apprend par la presse que l’on a retrouvé le corps du Che ; Incroyable se dit-elle.

Cette magie qu’elle  expliquera bientôt dans un livre de confidences…

Elle compose 80 % de son premier album, les titres comme : mon Ange, Populaire, Baila Si,  Antonio,  les hommes de ma vie, l’homme qui sera pleurer.

«  Il y a toujours une différence entre la façon dont je vibre,  je vis ma vie, mes émotions et celle  dont on les perçoit.  C’est tout un challenge, Je ne veux pas faire la révolution  féminine, je veux contribuer à l’évolution universelle, unie, vers celles qui en ont besoin.  Le monde a besoin de femmes, de vraies femmes, belles, intelligentes, généreuses, sensuelles.  Quand  Ava Gardner et Sophia Loren  seront au pouvoir,  le monde s’amusera davantage  et la planète sera mieux représentée  aux yeux de l’univers ».  Personne n’adhère sauf le public.  Et elle décide pour la crédibilité de « son » Che,  de quitter la production  et de lécher ses plaies ailleurs dans le monde.

En 2007, Elle participe en Turquie à Bienvenue l’Europe, depuis Istanbul.  Elle y rencontre des gouverneurs de provinces turques et Recteurs d’université.  Elle conduit le bateau  sur le Bosphore qui relie l’Europe à l’Asie avec beaucoup d’émotion.  Pour elle, Istanbul est le croisement entre L’Orient et l’Occident, entre l’Est et L’ouest,  le Nord et le Sud.  Nathalie aime la mémoire des villes, des personnages, de l’Histoire. Pour elle, les Etats-Unis sont trop jeunes encore  pour avoir acquis assez de mémoire pour être sage. « Les vieilles civilisations connaissent le prix de la paix ».

En 2008, Elle sort chez Milan music  « Servir le beau » car seule la beauté de l’âme guérira le monde malade de ces hommes qui ne la voit plus,  ne la ressente plus.

« Tout est énergie, intention, des promesses de maman dans le ventre : je voudrais guérir le monde et l’offrir à nos enfants ».

« Yo soy rebelde » est une promesse tenue à Raphaël, le soldat cubain à qui elle avait promis de la chanter un jour. Cette chanson se classe vingtième au top 50  pendant 22 semaines  sans promo non plus.

 « Ce sont des victoires invisibles. À chaque fois que je reviens, Je crois que l’on m’a oublié  et le public est là,  toujours là, nous confie-t-elle. Son ami Philippe Léotard disait  d’elle qu’elle était la face cachée du soleil  et qu’il était une ombre amoureuse.  Elle lui répondait :  je suis amoureuse de tout le monde comme le soleil…